Far breton de grand-mère : la recette fondante au beurre salé qu’on vous cachait

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Il y a des desserts qui rassurent dès la première bouchée. Le far breton en fait partie. Avec son cœur fondant, sa croûte bien dorée et ce parfum de beurre salé, il a ce goût de cuisine simple qui reste longtemps en mémoire.

La bonne nouvelle, c’est qu’il ne demande presque rien. Pas de technique compliquée. Pas d’ingrédients rares. Juste des gestes simples et un four bien chaud. Et c’est souvent là que se cache le meilleur.

Le vrai far breton, celui qui sent la maison

En Bretagne, le far breton n’est pas un gâteau comme les autres. C’est une recette de famille, un dessert du dimanche, parfois même un petit trésor transmis sans bruit. Il a ce côté humble qui plaît tout de suite.

Le secret, c’est de garder la base la plus simple possible. Pas besoin d’ajouter des fruits pour qu’il soit bon. Nature, il est déjà riche en goût. Le lait entier, les œufs, le sucre et la farine font tout le travail. Le beurre salé, lui, apporte la touche qui change tout.

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Les ingrédients du far breton de grand-mère

Pour 6 à 8 parts, il vous faut :

  • 200 g de farine
  • 200 g de sucre
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 4 œufs
  • 50 cl de lait entier
  • 50 g de beurre salé
  • un peu de beurre salé en plus pour le plat

Si vous aimez les goûts francs, ne remplacez pas le lait entier par du lait demi-écrémé. Le résultat serait moins rond, moins moelleux. Ici, on cherche un dessert généreux, presque doux comme un flan épais.

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La préparation pas à pas

Commencez par préchauffer votre four à 230 °C. Prenez ensuite un plat à gratin assez large. Déposez-y les 50 g de beurre salé coupés en morceaux. Mettez le plat dans le four pendant quelques minutes, juste le temps que le beurre fonde et commence à prendre une couleur noisette.

Pendant ce temps, versez la farine, le sucre et le sucre vanillé dans un grand saladier. Mélangez bien. Ajoutez les œufs un par un en fouettant à chaque fois pour éviter les grumeaux.

Versez ensuite le lait en deux fois. Mélangez doucement jusqu’à obtenir une pâte lisse et assez fluide. Elle doit ressembler à une pâte à crêpes un peu plus épaisse. C’est normal.

Quand le beurre du plat est bien chaud, sortez-le du four. Versez la pâte dedans sans attendre. Le beurre remonte alors à la surface. C’est ce qui va créer cette fine croûte dorée et brillante qu’on aime tant.

Baissez le four à 210 °C et laissez cuire environ 30 minutes. Le far doit être bien pris sur les bords et encore légèrement tremblotant au centre. Ne le cuisez pas trop longtemps. C’est là que son moelleux se perd.

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Le petit geste qui change tout

Ce far breton a un vrai secret. Ce n’est pas seulement la liste des ingrédients. C’est la cuisson dans le beurre chaud. Ce geste simple donne une odeur incroyable et une surface légèrement caramélisée. À la sortie du four, on dirait presque qu’il a été doré à la main.

Beaucoup de recettes passent cette étape. Pourtant, elle fait toute la différence. Sans elle, le far est bon. Avec elle, il devient mémorable.

Comment le servir pour qu’il soit encore meilleur

Le far breton se mange tiède ou froid. Tiède, il est plus fondant, presque réconfortant comme un dessert du soir. Froid, il se tient mieux et développe encore plus son goût de beurre.

Coupez-le en carrés généreux. Servez-le seul, ou avec un verre de cidre brut bien frais si vous aimez rester dans l’esprit breton. Pour un goûter simple, un café léger ou un thé noir font aussi très bien l’affaire.

Pourquoi cette recette traverse les générations

Il y a quelque chose d’émouvant dans ce gâteau. Il ne cherche pas à impressionner. Il ne fait pas de bruit. Mais il revient toujours, comme une habitude heureuse.

Le far breton de grand-mère parle de souvenirs, de tables simples et de recettes qu’on refait sans noter les quantités. Il rappelle que la cuisine la plus touchante est souvent la plus directe. Celle qui sent bon le lait chaud et le beurre fondu.

Et c’est peut-être pour ça qu’on l’aime autant. Parce qu’il ne suit pas la mode. Parce qu’il ne triche pas. Et parce qu’à chaque bouchée, il donne ce petit sentiment rare d’être à la maison.

Quelques astuces pour ne pas le rater

Ne fouettez pas trop la pâte. Il faut juste qu’elle soit lisse. Trop d’air peut faire gonfler le far de façon inégale.

Utilisez un plat assez beurré et ne sautez pas l’étape du beurre chaud. Enfin, laissez-le reposer quelques minutes avant de le couper. Il se tiendra mieux et gardera toute sa texture fondante.

Si vous le préparez la veille, c’est même souvent encore meilleur le lendemain. Les saveurs se posent, le goût devient plus franc, et la part du matin avec un café a quelque chose de très doux.

Marine Garnier
Marine Garnier

Je suis cheffe et journaliste culinaire spécialisée en gastronomie française et cuisines de voyage. Diplômée de l’Institut Paul Bocuse et passée par plusieurs bistrots parisiens contemporains ainsi que par une maison étoilée à Lyon, j’ai développé une expertise sur les produits de saison et l’art du repas convivial à la maison. J’ai aussi collaboré avec des maisons d’édition pour des livres de recettes et des chroniques d’actualités gourmandes. Sur Chez Violeta Paris, je partage mes expériences de table, mes adresses et mes conseils pratiques pour aider chacun à cuisiner avec confiance et curiosité.

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